Oui la taille, ça compte !

Paroles d'expert

22 novembre 2016

Lorsqu’on réfléchit à son projet professionnel, on pense à un secteur en particulier, à une fonction, à un plan de carrière ou encore à une zone géographique. Rarement à la taille de l’entreprise qui pourrait nous convenir. Alors que c’est, dans les faits, un critère essentiel !
En effet, prenons deux chefs de produits évoluant dans le luxe par exemple. Même fonction et même secteur donc. L’un évolue dans un grand groupe mondial, l’autre dans une PME familiale. Qu’ont-ils en commun ? Presque rien ! En grossissant un peu le trait, le premier est un maillon de la chaîne, l’autre est au cœur de la production. Comment savoir ce qui nous convient le mieux ? Certaines personnalités ont besoin d’un cadre très structuré pour se réaliser professionnellement, d’un environnement social stable où la sécurité de l’emploi parait assurée. Ceux-ci viseront en premier les grands groupes où ils pourront se projeter plus facilement. Certains jeunes diplômés y trouvent de la méthode en début de carrière par exemple. D’autres sont davantage attirés par de petites structures où ils pourront toucher à tout, mesurer en temps réel le sens de leur travail et épouser une « famille » humainement plus restreinte. Il ne faut pas non plus fantasmer les deux mondes ! La PME, c’est aussi le lieu où si on ne s’entend pas avec un collègue,  on ne peut pas « se cacher » dans un organigramme aussi vertical qu’une tour de La Défense. Les grandes entreprises peuvent être des « broyeuses » où l’anonymat peut être difficile à supporter à terme. Certaines reproduisent le modèle « PME » avec la création de Business Units plus agiles. Aujourd’hui, on entend même régulièrement  l’expression « en mode start-up » qui pousse la métaphore encore un peu plus loin.
Rien n’est figé
Nos carrières sont longues et de moins en moins linéaires. Il n’est pas rare de conseiller à un cadre en milieu de carrière qui désire davantage travailler autrement de travailler « ailleurs ». Un DAF par exemple souhaitait faire autre chose après des années de reporting au contrôle de gestion d’un grand groupe. Il n’avait pas pensé à rejoindre une PME, pourtant il verbalisait son désir d’être co-pilote d’une entreprise. A l’inverse, un cadre commercial, épuisé d’être le « couteau suisse » de sa PME, désirait davantage de structure et d’organisation. Il a rejoint une grande entreprise séduite par son profil agile. Notre parcours professionnel évolue en fonction de nos expériences, de nos motivations personnelles. Goûter aux différentes tailles de structure est aussi une manière d’enrichir son parcours en restant sur le même secteur.
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Bio express
Stéphane Beder
Après les secteurs de l’automobile, des loisirs, des médias et du non profit où il a occupé des postes à responsabilité dans les fonctions commerciales et marketing, Stéphane Beder, diplômé de l’ESCP, se passionne pour l’optimisation des ressources humaines. Sa vision analytique et son approche orientée résultat sont particulièrement précieuses dans le cadre des opérations de « due diligence ». Des conseils qu’il prodigue en français et en anglais, background multiculturel oblige !

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